22 septembre 2025-28 octobre 2026
Imaginarium est un projet artistique conçu pour offrir à des jeunes vivant des situations de vulnérabilité une occasion privilégiée de s’exprimer, d’explorer leur créativité et de renforcer leur confiance en eux.
À l’automne 2026, Folie/Culture proposera deux séries de six ateliers artistiques animés par l’artiste professionnelle Josée Landry Sirois. Réalisées auprès de jeunes hébergées au Centre de protection et de réadaptation pour les jeunes en difficulté d’adaptation de Cap-Rouge (l’Escale) et au Foyer de groupe de Limoilou, ces rencontres offriront un espace sécuritaire et bienveillant où l’expérimentation artistique devient un moyen de découverte de soi, d’expression et de valorisation.
À travers différentes approches inspirées des arts actuels, les participantes seront invitées à explorer leur imaginaire, à développer leur sens créatif et à partager leurs expériences dans un contexte favorisant l’écoute, l’échange et l’ouverture. Le projet vise également à soutenir le développement des habiletés sociales, à encourager l’affirmation de soi et à faire découvrir le potentiel de l’art comme outil d’épanouissement personnel.
Chaque série se conclura par un moment festif de partage sous la forme d’un 5 à 7, permettant de souligner le parcours accompli et de mettre en valeur les réalisations des participantes auprès de leur entourage et des intervenant.es impliqué.es.
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Ce projet est réalisé en partenariat avec le CIUSSS de la Capitale-Nationale, la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), le Centre de protection et de réadaptation pour les jeunes en difficulté d’adaptation de Cap-Rouge (l’Escale) et le Foyer de groupe pour les jeunes en difficulté d’adaptation de Limoilou (CRJDA), grâce au généreux soutien de Bell Cause pour la cause.

À propos des artistes
Josée Landry Sirois est une artiste établie à Saint-Michel-De-Bellechasse, elle s’ illustre à travers divers projets qui touchent le dessin, l’installation, la collection et la scénographie . Ils parlent du plus grand que nature, du plus grand que soit. Souvent sensibilisée par la médiation culturelle à travers ses projets, toujours on retrouvera des retranchements de rencontres et de sentiments sur la surface de ses œuvres. Elle l’a toujours fait, ceci dit, symboliser les sens. Depuis plusieurs années elle accumule les associations originales avec l’être humain au centre de ses idéations : des dessins majestueux inspirés d’enfants, d’itinérants, de personnes âgées, du travail dans les champs, des installations fantasmagoriques, des scénographies…
Sur papier, elle explore le territoire, les écosystèmes, les géographies dans des séries de dessins avec des traits de plus en plus obsessifs, ils deviennent symboles de vie. En écho à ces tracés parsemés de hasards, sa production composée de bribes du quotidien construit un discours sur la fragilité des choses , la nature et sur la persistance de l’existence. De l’intime à l’universel, et de l’invisible au macroscopique, les œuvres de Josée vivent de paradoxes étrangement familiers et renvoient l’écho d’histoires fantastiques et collectives. Son travail a notamment été présenté au Musée régional de Rimouski, Au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée de la Civilisation de Québec, à la Manif d’art 8, à l’œil de Poisson…
Ses œuvres font partie de nombreuses collections institutionnelles et privées dont celles des Caisses Desjardins, BMO, Collection prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, Musée de la Civilisation de Québec, collection Méduse ainsi que la collection ville de la Québec. Elle est représentée par la Galerie Alexandre Motulsky-Falardeau.

Le sculpteur Mathieu Fecteau est né à la fin des années 80 à Saint-Léonard-de-Portneuf, un village rural à proximité de la ville de Québec, et y travaille toujours dans son pittoresque atelier rural. Marqué par la compagnie des vaches et par le contexte agricole, il pratique une approche de la sculpture orientée vers les rencontres et le bricolage heureux. Ses œuvres sont pour le moins inusitées : Machine à pop-corn géante, tuque en cheveux, castor mécanique ou tricycle qui tricotte. Il se considère lui-même comme un patenteux qui batifole joyeusement entre métiers d’art, ingénierie, performance, design de produit, animation clownesque, art brut, médiation culturelle et célébrations populaires. Ses pièces parfois participatives, parfois contemplatives, ont été présentées dans des parcours d’art public extérieur, des festivals, des projets de médiation culturelle, au Québec et en Europe.

Mathieu M. Bouchard est un artiste en arts visuels basé à Québec dont la pratique interroge les mécanismes du langage et les traces laissées par les systèmes d’information. À travers la collecte et l’archivage de fragments du quotidien – listes d’épicerie, captures d’écran, images de plateforme de vente en ligne –, il révèle la poésie accidentelle qui émerge des structures de communication et des imperfections technologiques. Son travail met en tension les outils et les supports, explorant leur rôle dans la formation et la transmission des idées.
Sensible à la dimension collective de l’art, il privilégie le dialogue et le partage des savoirs. Son approche, teintée de jeu et d’expérimentation, vise à activer une réflexion critique sur nos interactions avec les environnements numériques et matériels.
Il travaille aussi en collectif au sein du Collectif COLLECTION, auprès de Vincent Drouin. Ensemble, ils ont réalisé plusieurs projets d’art public. En parallèle de sa pratique artistique, il enseigne les arts visuels au Cégep Limoilou. Il amorce à l’automne une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM.

Le travail de Baillargeon relate le corps féminin en interaction avec son environnement et dans son rapport à l’image. Sa démarche effleure des états de transition et de déclin à l’aune de préoccupations féministes par des stratégies d’autoreprésentation et de mise en scène. Entre les différents médias utilisés et les dualités inhérentes à la réalité de la femme artiste, Annie Baillargeon compose avec la discordance afin de trouver un équilibre. L’environnement dans lequel les personnages se retrouvent les contraint à agir parfois contre, parfois avec ce même environnement. Chaque œuvre apparaît comme une scène où s’y raconte la constitution de cet équilibre. Baillargeon compose des images qui intègrent des corps performatifs à des environnements photographiques.
